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Traitements

Orthodontie de l'enfant de 6 à 11 ans - Phase I

Phase I : orthodontie interceptive, de 6 à 11 ans.

Chez l'enfant, entre six et onze ans, l'orthodontie profite de la croissance en cours. Une première consultation vers six ou sept ans permet de repérer un décalage des mâchoires, un palais étroit ou une habitude de succion. Certaines corrections sont alors bien plus simples à obtenir qu'une fois la croissance terminée, au cabinet du Dr Ludovica Martini, à Athis-Mons.

Examen d'une enfant au fauteuil du cabinet d'Athis-Mons

Phase I : l'orthodontie interceptive

La phase 1 correspond au traitement orthodontique précoce, réalisé pendant la dentition mixte, lorsque l'enfant possède encore des dents de lait et quelques dents permanentes. À cet âge, les os du visage sont encore en croissance et peuvent être guidés en douceur vers un développement harmonieux.

Pour vérifier la santé bucco-dentaire de votre enfant, il est conseillé de l'emmener chez le dentiste à partir de 3 ans, lorsque toutes ses dents de lait sont apparues. Si des changements osseux ou dentaires sont visibles, un traitement orthodontique interceptif peut être débuté entre 6 et 10 ans, période idéale pour agir car l'os de la mâchoire est en pleine croissance. De ce fait, il peut être guidé. À ce stade, l'enfant est plus indépendant et coopératif et comprend l'importance de son bien-être et de celui de ses dents.

L'orthodontie interceptive permet d'identifier et de corriger les problèmes de malocclusion chez l'enfant. Traiter les anomalies osseuses de la mâchoire dès le plus jeune âge avec des appareils orthodontiques spécifiques aux jeunes enfants présente l'avantage de faciliter le traitement des modifications osseuses de la mâchoire, favorisant ainsi le bon développement de la structure maxillo-faciale avant la fin de la croissance osseuse. Ce traitement, pratiqué dès le plus jeune âge, évite à l'enfant d'avoir recours à des traitements orthodontiques plus longs et plus complexes plus tard dans sa vie.

Les problèmes squelettiques

Ils concernent la taille et la position relative de la mandibule et du palais. C'est là que l'intervention précoce apporte le plus, car la croissance peut encore être orientée.

Les problèmes fonctionnels

Ils touchent la respiration, en particulier la respiration par la bouche, et la fonction linguale, c'est-à-dire la position de la langue pendant la parole et la déglutition.

Les problèmes parafonctionnels

Il s'agit d'éliminer les habitudes nocives : succion du pouce ou de la tétine, poussée linguale, mastication d'un seul côté, mordillement des lèvres ou d'objets.

Quels sont les objectifs d'un traitement interceptif ?

1. Guider la croissance squelettique

L'orthodontie interceptive vise à :

  • stimuler la croissance du maxillaire supérieur (en cas de palais étroit, de morsure croisée ou inversée) ;
  • freiner ou contrôler la croissance de la mandibule lorsqu'elle est trop développée ;
  • équilibrer la relation entre les deux mâchoires pour obtenir un profil facial harmonieux.

Ainsi, on évite que le déséquilibre s'aggrave avec le temps et on réduit la nécessité de traitements plus complexes à l'adolescence.

2. Corriger les mauvaises habitudes orales

  • la succion du pouce ou de la tétine,
  • la respiration buccale,
  • la poussée linguale,
  • la mastication d'un seul côté,
  • le mordillement des lèvres ou d'objets.

L'objectif est d'éliminer ces mauvaises habitudes et de rééduquer les fonctions orales, souvent avec l'aide d'une thérapie myofonctionnelle, afin de rétablir un bon équilibre musculaire.

3. Améliorer la respiration

Un enfant qui respire par la bouche peut présenter :

  • un palais étroit,
  • un visage allongé,
  • un mauvais positionnement lingual,
  • des dents encombrées ou une morsure ouverte.

Un enfant qui respire par le nez : la respiration nasale est essentielle pour le développement correct du visage et des arcades dentaires chez l'enfant. Lorsque l'enfant respire principalement par la bouche plutôt que par le nez, cela peut, avec le temps, influencer la forme du palais.

L'objectif est d'éliminer ces mauvaises habitudes et de rééduquer les fonctions orales et respiratoires souvent avec l'aide d'une thérapie myofonctionnelle, afin de rétablir un bon équilibre musculaire, favoriser la respiration nasale, améliorant ainsi la posture et la croissance faciale.

4. Favoriser une fonction linguale et une déglutition correcte

Une mauvaise position de la langue ou une déglutition atypique (avec poussée sur les dents) peuvent modifier la forme du palais et la position des dents antérieures.

Le traitement vise à rééduquer la langue pour qu'elle repose sur le palais et fonctionne correctement lors de la déglutition, assurant une meilleure stabilité des résultats orthodontiques.

5. Créer l'espace nécessaire pour les dents permanentes

Lorsque les arcades dentaires sont trop petites, les dents permanentes peuvent pousser de travers ou se chevaucher. Les appareils interceptifs, comme les disjoncteurs palatins, permettent de créer l'espace nécessaire, réduisant ainsi le besoin d'extractions et facilitant un alignement naturel des dents.

6. Améliorer la mastication et la posture

Une mauvaise occlusion peut également perturber la mastication, la posture et l'équilibre musculaire du visage. La thérapie interceptive vise à restaurer une fonction masticatoire équilibrée, essentielle à une croissance cranio-faciale harmonieuse.

7. Prévenir les problèmes futurs et simplifier la phase corrective

En intervenant tôt :

  • on évite l'apparition de malocclusions sévères,
  • on réduit la durée et la complexité du traitement orthodontique à l'adolescence,
  • on obtient un résultat plus stable et naturel dans le temps.
Enfant présentant son appareil orthodontique au cabinet

Quels sont les appareils fixes utilisés en orthodontie interceptive ?

Expansion palatine

Le palais doit être suffisamment large pour permettre aux dents de l'arcade supérieure de contenir les dents de l'arcade inférieure, afin d'assurer une bonne fonction masticatoire. Lorsqu'il est trop étroit, nous intervenons avec un traitement orthodontique utilisant l'expanseur rapide du palais (ERP). Ce dernier agit en élargissant les os du palais en profitant de la capacité d'ouverture des sutures, favorisant une croissance harmonieuse des arcades dentaires, tant du point de vue esthétique que fonctionnel, et aidant à créer une occlusion stable pour l'avenir.

Quand doit-on recourir à l'expanseur palatin ?

Il s'agit d'un traitement très courant en âge pédiatrique, particulièrement indiqué en cas de respiration incorrecte, de facteurs génétiques, de position linguale basse, de présence de morsure croisée, de palais très profond ou de manque d'espace pour permettre l'éruption complète des dents permanentes.

  • Difficultés respiratoires : un palais étroit peut entraîner des difficultés respiratoires, notamment la nuit, avec ronflements, otites ou apnées du sommeil fréquentes.
  • Facteurs génétiques
  • Position linguale basse : la langue, au repos, se place trop bas dans la bouche, souvent sur les dents inférieures, au lieu d'être appuyée en haut, sur le palais. Cela déséquilibre l'environnement oral et favorise l'apparition de parafonctions : encombrement dentaire, palais étroit, respiration buccale, posture déséquilibrée, difficultés de déglutition (poussée linguale).
  • Morsure croisée : malocclusion où les dents supérieures ferment « à l'intérieur » des dents inférieures au lieu de les recouvrir légèrement.

Quand commencer ?

L'expanseur est plus efficace lorsque l'enfant est encore en période de croissance, généralement entre 6 et 8 ans, car à cet âge le palais est plus souple et réactif. Dans de nombreux cas, il est préférable d'intervenir tôt, en profitant de la présence des dents de lait pour ancrer l'appareil sans interférer avec la dentition permanente.

Si l'âge est plus avancé ?

Si l'enfant est vu plus tard et que la suture est déjà soudée, l'expansion palatine reste possible, mais l'expanseur seul peut ne pas suffire et les options deviennent différentes. Dans ces situations, nous pouvons utiliser des dispositifs supplémentaires tels que les TADS (mini-implants orthodontiques) pour soutenir le mouvement squelettique ou, dans certains cas sélectionnés, collaborer avec le chirurgien maxillo-facial pour réaliser une expansion orthodontico-chirurgicale.

Comment fonctionne-t-il ?

Activation : l'appareil est sûr, mais certaines indications doivent être suivies pour garantir une efficacité maximale. Nous procéderons à la cimentation de l'appareil et expliquerons à un parent le protocole d'activation à suivre à la maison (généralement une fois par jour). Pour activer l'appareil, il faut insérer la clé dans le trou de la vis et la tourner dans le sens de la flèche jusqu'à ce que le trou suivant apparaisse.

Il faudra surveiller l'alimentation en évitant les aliments collants ou fibreux qui pourraient favoriser un décollement de l'appareil, et maintenir une hygiène dentaire rigoureuse pour éviter gingivites et caries.

Le traitement d'expansion palatine comprend deux phases :

  • Phase active : elle peut durer de 5 à 50 jours.
  • Phase passive ou période de stabilisation : 8 à 10 mois, pour permettre à l'os de se consolider durablement et éviter toute récidive.

Ce que ressent l'enfant

  • Pas de douleur, seulement une légère pression les premiers jours
  • Adaptation rapide pour parler et manger
  • Contrôles réguliers pour suivre l'évolution

Mainteneurs d'espace

  • Utilisés lorsqu'une dent de lait tombe trop tôt, afin de préserver l'espace nécessaire à la dent permanente.
  • Fixes
  • Ils évitent le déplacement des dents voisines et préviennent l'encombrement.
Deux enfants montrant leur appareil amovible au cabinet

Quels sont les appareils amovibles utilisés en orthodontie interceptive ?

Appareils fonctionnels amovibles

  • Ils agissent sur la croissance des mâchoires en la stimulant ou en la freinant selon le besoin.
  • Indiqués pour corriger les classes II ou III squelettiques (mâchoire inférieure reculée ou avancée).

Ces dispositifs « entraînent » la musculature orale et guident la mandibule vers une position correcte.

Appareils orthopédiques ou fonctionnels passifs

  • Ils ne déplacent pas les dents individuellement, mais orientent la croissance osseuse.
  • Utilisés dans les cas d'asymétries faciales ou de déséquilibres squelettiques.
  • Peuvent être personnalisés avec des couleurs ou motifs pour rendre le traitement plus agréable pour les enfants.

Succion du pouce et de la tétine

Pourquoi arrêter les habitudes de succion ?

La succion du pouce ou de la tétine fait partie du développement normal de l'enfant durant les premières années de vie. Elle est considérée comme physiologique jusque vers deux ou trois ans. Au-delà, l'habitude peut entraîner des déséquilibres de la croissance bucco-dentaire et faciale : palais étroit, incisives supérieures projetées vers l'avant, béance entre les arcades. Il est donc recommandé d'encourager l'arrêt avant l'âge de trois ans.

Que faire si l'enfant continue après 3 ans ?

Pour aider un enfant à se séparer de sa tétine en douceur, transformer ce moment en petit rituel rassurant fonctionne souvent mieux qu'une interdiction brutale. Lorsque la succion du pouce persiste après quatre ans, une prise en charge est envisagée : d'abord des méthodes éducatives et visuelles, puis, si l'habitude se maintient, un dispositif spécifique qui empêche mécaniquement la succion.

Bruxisme

Le cabinet accorde une attention particulière au bruxisme chez l'enfant. Comme chez l'adulte, il se manifeste par un serrage vigoureux des mâchoires ou un grincement, le plus souvent pendant le sommeil.

Thérapie myofonctionnelle

La thérapie myofonctionnelle rééduque les fonctions de la bouche et du visage : respiration, déglutition, posture de la langue et mastication. Au cabinet du Dr Ludovica Martini, à Athis-Mons, elle accompagne le traitement orthodontique et contribue à la stabilité du résultat dans le temps.

Kinésithérapie et orthodontie

La kinésithérapie corrige les déséquilibres du système musculo-squelettique par des techniques manuelles et des exercices adaptés. Dans le cadre d'un traitement orthodontique, la collaboration entre l'orthodontiste et le kinésithérapeute prend tout son sens.

Le kinésithérapeute intervient en complément, en relâchant les tensions musculaires et articulaires, notamment au niveau de la tête et du cou. Ce travail facilite les déplacements dentaires et améliore le confort pendant le traitement.

Les conséquences de la respiration par la bouche

La respiration physiologique passe par le nez. Lorsqu'un enfant respire par la bouche, la langue perd son appui naturel contre le palais et la croissance du visage s'en trouve modifiée.

Un ronflement régulier, une bouche ouverte pendant le sommeil ou un sommeil agité doivent alerter. Ces signes justifient un examen, éventuellement complété par un avis médical spécialisé.

  • Un palais étroit et une arcade supérieure resserrée
  • Un visage qui s'allonge et un menton qui recule
  • Des dents encombrées par manque de place
  • Des cernes marqués et une fatigue au réveil

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Cabinet dentaire à exercice réservé à l'orthodontie enfant et adulte

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Questions fréquentes

À quel âge faut-il mettre un appareil orthodontique ?

Il n'y a pas d'âge unique : chaque problème a son moment d'élection pour être traité. Certains problèmes de développement, comme un palais étroit, se corrigent en âge pédiatrique, entre sept et onze ans. D'autres sont traités plus efficacement à la préadolescence, lorsque toutes les dents définitives sont en place et que le pic de croissance favorise la réponse au traitement. Si le moment idéal n'est pas encore venu, l'enfant est simplement suivi par des contrôles réguliers, tous les six à douze mois.

Mon enfant a les dents mal alignées : dois-je m'inquiéter ?

Pas nécessairement, mais une consultation permet de vérifier s'il s'agit d'une étape normale de la croissance ou d'une anomalie à surveiller.

Les dents de lait peuvent-elles influencer les dents définitives ?

Oui. Une perte prématurée ou une carie sur une dent de lait peut perturber l'éruption et la position des dents définitives.

Toutes les dents définitives doivent-elles être sorties avant de commencer ?

Non. Certains traitements, dits interceptifs, se font justement pendant la denture mixte pour guider la croissance.

La tétine peut-elle provoquer des problèmes dentaires ?

Oui, une utilisation prolongée peut déformer le palais et provoquer une béance ou un décalage des mâchoires.

Jusqu'à quel âge un enfant peut-il utiliser une tétine ?

Idéalement, l'arrêt doit se faire avant trois ans pour limiter les conséquences sur la croissance des mâchoires.

Sucer son pouce peut-il déplacer les dents ?

Oui. La succion du pouce, si elle persiste, pousse les incisives vers l'avant et peut déformer le palais.

Mon enfant respire par la bouche : est-ce normal ?

Non, la respiration doit se faire par le nez. Une respiration buccale permanente mérite un bilan, car elle influence la croissance du visage.

Mon enfant ronfle la nuit : cela peut-il être lié à sa bouche ?

Oui. Le ronflement peut être lié à un palais étroit, à une mâchoire en retrait ou à des végétations : parlez-en lors de la consultation.

À quel âge les dents de lait tombent-elles ?

Entre six et douze ans environ, en commençant généralement par les incisives inférieures.

Est-il normal que les incisives soient très espacées ?

Oui, souvent. Ces espaces se ferment fréquemment avec l'arrivée des canines définitives. Un contrôle permet de le confirmer.

La respiration par la bouche peut-elle influencer la croissance du visage ?

Oui. Une respiration buccale chronique peut favoriser un palais étroit, un visage allongé et un mauvais positionnement des dents.

Pourquoi certains enfants ont-ils besoin d'un appareil très tôt ?

Pour intercepter un problème de croissance, palais étroit, décalage des mâchoires ou habitudes de succion, avant qu'il ne s'aggrave.

D'autres questions sont réunies sur la page dédiée.

Une question sur ce traitement ?

La première consultation permet de faire le point sur votre situation et de savoir si un traitement est justifié. Aucune ordonnance n'est nécessaire.